Absurde-Idee.

<3

Psychosômatique.

le 02/09/2007 à 02h30

Je ne savais pas que c'était possible. J'ai honte de le dire mais je suis de nouveau au bord de la crise d'angoisse.

Un Ange a frappé à ma porte. N'y voyez aucun jeu de mot avec une quelconque chanson.

Une de mes mains est glacée, l'autre brûlant ET glacée. Autour de ma tête un foulard, couleurs chaudes, celles que j'aime. Et mon immense poncho à l'indienne sur les épaules.

J'ai froid.

Je dors avec mon foulard autour du cou. Une présence, une association.

*Ricanement*
- C'que tu peux être stupide.
- Amphétamine, ta gueule -_-
- On ne peut pas dire que n'auras pas été prévenue.
- Je sais.
- Je te revois encore la dernière fois...
- Je sais.
- Et toi tu veux continuer ?
- Ca je ne sais pas.
- Non mais regarde toi un peu avec ta ridicule écharpe...
- ... c'est un foulard.
- ... besoin d'une présence laisse moi rire ! Tu éteins, rallumes, tu te relèves. On dirait un fantôme.
- Et le fantôme de quoi je vous prie ?
- Ne me provoques pas.
- [...]
- Tu sais comment ça finira.
- Pas cette fois.
- Cette fois comme les autres. Dois je te rappeler l'état de ta jambe ?
- Ca n'a rien à voir !
- Pas encore. L'espoir, mais qu'est ce que c'est au juste ?
- [...]
- Arrête tout pendant qu'il en est encore  temps.
- Jamais ! Cette fois tu ne m'en empêcheras pas !
- Tiens, j'vais m'gêner !
- Amphétamine tu deviens vulgaire.
   Je me battrai.

- Tu parles. Tu n'es même pas fichue de protéger Luce.
- Tues la si ça t'amuse, tu ne peux pas vivre sans elle.
- Tu peux toi peut-être ?
- Oui.
- Sans elle peut-être mais pas sans moi. Regarde toi un peu, tu recommences à frapper les murs ! Tu veux quoi ? Qu'ils t'avalent ?
- J'ai grandi, je sais qu'ils ne feront pas ça pour moi -_-
*Ricanement*
- Et arrête de rire !
- Tu ne vas pas en t'améliorant.
- [...]
- Tu es allée trop loin ce soir.
- Je sais.
- Ne recommence plus.
- J'essaierai.
- Ne dit pas ça. Tu ne le penses pas, hypocrite !
- C'est toi l'hypocrite. Ce n'est pas mon bien que tu veux.
- Quoi d'autre alors ?
- DEGAGE !
- Non.
- Je ne céderai pas.
- Alors, je te laisse dormir.
- Je ne dormirai pas, tu le sais très bien.
- Peut-être mais au moins ce n'est sur moi que tu rejetteras la faute. Comme ça tu comprendras qu'il n'y a que toi pour te faire du mal.

Me revoilà seule. Les bras désespérément vides.

[Un Ange blanc immaculé]

Je ne suis même pas noire. Ce serait trop beau. Il n'existe pas de couleur suffisemment laide.


Amphétamine avait raison. J'ai dormi trois heures entrecoupées de réveils. Je suis partie ce mation à sept heures pour cinquantes kilomètre de vélo. Mais si mes yeux me hurlent d'aller me coucher je ne suis toujours pas fatiguée. Amphétamine.


Pour mes amies [en vrai] --> Je ne tolèrerai aucune question.
Je ne répondrai pas aux demandes d'explications.

Touchée :$

le 25/08/2007 à 21h07

o_O

Elle a écrit ça pour moi


Derrière son masque déguisée,
Elle se sent en sécurité
.
Est elle triste ?
Sait elle ce qu'elle risque ?
Car si rien ne peut la blesser,
Personne ne peut la trouver.

Derrière son masque cachée,
Elle a l'esprit aux aguets.

Elle guette les agressions
Et reste sous pression.
Car même s'il ne se passe rien
C'est ainsi qu'elle est bien.

Derrière son masque épleurée,
Elle se sent seule et abandonnée.
Elle ne supporte plus ce masque
Et ses allures fantasques.
Mais elle le maintient sur sa tête
Car c'est tout ce qui lui reste.

nobody's listening


C'est étrange... une fille qui ne me connait même pas en vrai... depuis si peu de temps.

Au début il était léger le masques, à peine transparent. Pour Lui* je l'ai entièrement retiré, même s'il* n'avait pas besoin de ça. Je l'ai tellement regretté que je me suis juré de ne jamais recommencer. Une autre fois j'ai fait mine de le retirer, la douleur est revenue encore plus violente. Je ne recommencerai plus la même erreur.

Mon Epi arrive à me voir, même derrière. C'est bien la seule, et heureusement.

Le masque est de plus en plus épais et lourd à porter. Sa face intérieure est comme recouverte d'acides. Mais c'est plus supportable que rester sans...


J'aime les masques. Un masque a son caractère, mais les yeux vides. Un masque ça ne vit pas mais ça n'est pas mort. Un masque c'est l'oeuvre de celui qui l'a fait quand c'est seul.
Sinon, c'est celui qui le porte qui en fait son oeuvre.

Il lui suffit d'être mis pour s'animer. Il prend vie. Il devient ce qu'il doit être, il plie quelqu'un à sa volonté. Ce quelqu'un devient lui.

Et le quelqu'un n'est plus personne au moment ou il met le masque. Ou plutôt, il est tout le monde. Tout le monde sauf lui même. Et s'il possède plusieurs masques, il devient qui il veut. Il peut se faire posséder à loisir par plusieurs personnages. Et surtout, se cacher.

J'aime les masques.


Il y a une noisette sur mon bureau.

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Cadeau de l'amitié de la part d'un écureuil... malfaisant... que j'aime beaucoup, beaucoup.

<3


2 en 1 s'il vous plait !

le 17/08/2007 à 21h06

D'abord, il y a Luce.
 

Luce la douce, la réservée. Luce est calme et gentille. Si elle paraît naïve, elle ne l'est pas tant que ça. Elle a souvent les yeux grand ouverts et regarde le monde comme si elle le découvrait. Elle ressemble à une petite poupée à qui on aurait arraché la boîte vocale : elle parle peu. Elle paraît parfois provocante, toujours avec la plus parfaite innocence. Elle est gentille et attentionnée, elle est incapable de méchanceté.
Seulement Luce n'existe que dans la sérénité. Toute émotion violente la paralyse. Parce que les souffrances de Luce s'amplifient et prennent des proportions abherrantes.



Et quand Luce est paralysée...
... c'est Amphétamine qui prend possession du corps de libre.



Amphétamine n'est pas si méchante que ça en fait. Elle a juste été blessée très profondément. Amphétamine aime beaucoup Luce mais ne l'exprime pas du tout. Amphétamine n'exprime rien sinon une froideur acide. Elle n'est pas agressive mais peut sembler l'être dans certaines de ses réactions. Elle est inaccessible, glaciale, parfois hautaine.
Elle prétend être le bouclier de Luce, mais Luce est incapable de la chasser. Elle le sait très bien. Elle en profite. Son regard apparaît insondable. Si quelqu'un essayait avec toute la volonté du monde, elle deviendrait violente. Elle ne veut surtout pas qu'on sache. A aucun prix. Elle a trop peur de faiblir. Amphétamine a besoin de sentir puissante, et tire ses forces du plus profond de sa souffrance, elle relève la tête quoi qu'il arrive, elle foudroie les gens du regard et avance.

Il y a certains mots qui font revenir Luce malgré tout.

Ne comptez pas sur moi pour vous les donner.
Le combat entre Luce et Amphétamine demeurera ce qu'il est.
S'il doit y avoir un vainqueur il sera le fruit du hasard.
Ou d'une lutte. Mais pas la votre.


... pour un sac =)

- des tas de boutons [fleurs, une étoile, des coccinelles pour les bretelles...]
- un chat en tissu bleu foncé à rayures avec une tête sympa [anciennement sur une chemise de nuit de ma mère]
- des fleurs en tissu
- beaucoup de fil
- une aiguille
- un dé à coudre [indispensable ^^]
- et de la patience


Abrcadabra, mon vieux sac à qui le soleil avait fait grand tort est maintenant magiquement rajeuni.

Une valse... même si je ne joue pas de piano...

des amis qui me manquent de plus en plus...

un anniversaire qui se prépare...

des souvenirs plein la tête...

...rentrée s'annonçant bizarre.

Edit --> La voilà votre photo bande d'impatientes =)
Mon sac n'est pas rayé comme ça d'habitude, c'est l'appareil qui rend bizarre.

Avis de recherche.

le 17/07/2007 à 18h22

Jeune fille de taille petite, jolie pour certains et dans ses bons jours, aimant marcher sous la pluis ou dans les bois, anachronique et impulsive, cherche Vicomte de Valmont pour dévergondage immédiat et correspondance si affinités.

Me contacter par le lien du même nom à droite de la page de ce blog.

Envie de vivre ?

Une chanson que j'ai découverte quand j'avais une dixaine d'années. C'était le générique d'un dessin animé sur une chaîne particulière que je regardais chez ma grand mère. Quand j'y repense, il était bizarre ce dessin animé, le dessin était des plus inconventionnels et ça ne m'étonne pas qu'il m'ait plus comme ça quand je vois par quelles sortes de peintres je suis attirée aujourd'hui. C'est étrange comme on est déjà prédestiné à aimer certaines choses sans le savoir dès nos dix ans...

Pour en revenir à cette chanson, je crois qu'elle a décidé de ce que je suis devenue aussi...

Indirectement a montré que faire le mal, c'est bien.

Sans m'en rendre vraiment compte cette phrase m'a énormément marquée et j'ai vu tout autour de moi que c'était vrai quand je suis arrivée au collège. Je me suis jurée de ne jamais me réduire à suivre ces histoires de mode. Croyez moi ça m'a coûté aussi. Des moqueries, ce n'était pas ce qui me manquait. J'en ai récolté encore et encore. Mais j'ai tenu bon. Et finalement, je suis arrivée au point d'être certes un peu bizarre, mais toujours égale à moi-même. Et ça ne m'a attiré que des amis, qui m'aiment pour ça.

Finalement, ça fait beaucoup pour une seule chanson... Ajoutons à cela que ce groupe de rap est vraiment extraordinaire, qu'ils ont des choses à dire, qu'ils les disent bien et de manière intelligente.

L'argent lui ouvrirait les portes sur un ciel azur aussi facilement que ses tournevis ouvrent celles des voitures.

Dites... pourquoi vous ne voulez pas que les gens changent ? Les gens évoluent, cessez un peu de le leur interdire. C'est bien qu'ils changent, vraiment, c'est une bonne chose.

Alors le premier qui me dit : "je t'adore, ne change pas", je lui fous mon poing sur la gueule.

Parce que mon but à moi c'est d'évoluer. Pas de stagner pour plaire à un ami quelconque.

Mes amis, je ne les laisse pas tomber. Même à l'autre bout du monde, même sans nouvelles, même entourée de gens formidables ils restent pour moi mes amis.

A ce propos... Je tenais à remercier tous ceux qui m'ont fait avancer cette année [1 - les personnes ne sont pas citées dans l'ordre de préférence pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas, 2 - la longueur des paragraphes ne signifie absolument rien] :

- Mon Epi*. Princesse de Marc. Parce que c'était Elle*, parce que c'était moi. Parce que je n'ai pas besoin de lui parler pour qu'elle sache. Parce que je la comprend. Parce que pour cela j'ai eu envie de développer un peu mieux mon hypersensibilité. Parce que je l'aime, mais différemment des autres. Parce que quand les éclats de son rire sonnent un peu trop fort, ils me font mal, mais que ce sont SES blessures que je veux réparer. Parce que cette année encore je veux être là pour la soutenir. Parce qu'il n'y a pas cinquante personnes avec qui on écoute "Hitoiro" dans un hôtel miteux à trois heures du matin, qu'on philosophe sur le monde le mardi soir, qu'on rebondit sur les bancs en bois, qu'on rêve de Princes Charmants sans oser y croire, qu'on pleure devant son hamburger au Macdo'.
Parce que je l'ai rencontrée pour de vrai dans un bus que je ne prends jamais. Et elle non plus.

- Marmousette. Mon Apo à moi. Parce que tout le monde dit qu'elle va toujours bien sauf moi. Parce qu'elle est vraiment adorable, marrante. Parce qu'il n'y a qu'avec elle que le shopping constitue à faire toutes les librairies de Vesoul.

- Sixtine. Ma Sixt'. Ma voisine d'amour. Athéna. Parce que ça fait plus de onze ans qu'on est amies. Parce qu'elle n'est pas méchante avec moi ^^ Parce qu'un nouveau lien nous uni --> l'orchestre. Parce qu'on s'est énormément rapprochées cette année.

- Marc. Prince de mon Epi. Parce qu'a lui j'arrive à parler sans vraiment avoir peur. Parce que je savais qu'il n'était pas ce que tout le monde en disait. Parce que j'aime bien discuter avec lui.

- Mobyle. Parce qu'elle représente à mes yeux "la fille bien dans ses baskets", parce qu'elle a été franche avec moi, parce qu'elle me fait rire.

- Mégane. Parce que je me suis battue pour son moral pendant des mois et que c'est bien la seule chose que j'ai été foutue de réussir. Parce que l'an dernier, je ne connaissais pas son nom qu'on avait déjà : imité le cri du chat en colère, déliré sur les pattes des oiseaux par transparence sur le toit du lycée, manqué de se faire écraser trois fois en deux heures.

- Emma. Pour les philosophies de bus. Pour les angoisses que j'ai eues en début d'année de la voir se détourner, pour les ballades aux photos insolites en forêt. Parce que c'est Emma, ça ne s'explique pas.

- Nobody's Listening. NsL. Paranoïk. Parce qu'elle exprime merveilleusement ce que je ne parvient pas à exprimer toute seule. Parce, sans la connaître "physiquement", sans savopir pourquoi, je l'aime bien. Et j'ai envie qu'elle vive. Qu'elle vive pour de vrai, et qu'elle soit heureuse.

- Vermillon. Parce qu'il exprime si légèrement des choses si lourdes de sens. Parce qu'il m'a fait prendre conscience que j'écris vraiment comme une merde. Et ce sans une quelconque fausse modestie de ma part. Allez voir et vous verrez. Ouais, je complexe, bah tant pis.

Cet article sera complété si je me rends compte que j'en ai oublié. Tête en l'air comme je suis, ça ne m'étonnerai pas.

Image --> Celui qui trouve un rapport gagnera ma plus grande estime.
A vous de voir quelle valeur ça peut avoir ce
genre de choses.




Resultat des courses

le 09/07/2007 à 15h49

 


Francais --> ecrit : 12 (><) oral : 17 (ou comment apprivoiser un dragon en UNE lecon)


Maths --> 16 (><)


Sciences --> 16 (agreable surprise !)


TPE --> 19 (et toute une ribambelle d'exellents souvenirs made in mon Epi et Meg')

 


J'ai finalement pu passer cet exam' de percussions (merci mon prof), ce qui me fait passer en deuxieme cycle avec mention tres bien s'il vous plait


Ce sejour en Angleterre se passe tres bien, je m'amuse, je rigole et je ne travaille meme pas (han, ben oui, c'est la fin de l'annee ^^).


PS --> NAN, je n'ai pas oublie les accents, je tape seulement sur un English clavier ^^

J'suis blanc.

le 02/07/2007 à 15h02

Hé oui, moi aussi j'ai succombé à la vague Kamini.

Parce qu'il a de l'humour à revendre et une sacrée façon de rapper ! J'aime particulièrement ses personnages ^^

Et lui au moins sort des clichés du rappeur moyen, ne se prend pas au sérieux, et il sait toucher sans être ni vulgaire ni banal <3


--> Envie de manger
besoin de vomir <--


--> Envie de courir
besoin de dormir <--


--> Envie d'un sourire
Besoin de rire <--


--> Envie d'un homme
Besoin de lui <--


--> Envie de vivre
Besoin de mourir <--



Envie de soleil, besoin d'affection, d'une vie simple, envie de chanter, de faire le tour du monde, mais pas seule, envie d'une vie simple, naïve, besoin de musique, envie de reprendre le théâtre, de travailler mes gammes jusqu'à avoir tellement mal qu'il faille que j'arrête, besoin de rire à en avoir mal au ventre, envie de hurler, besoin de disparaître, envie de chanter en jouant du piano, de danser avec..., de faire une longue promenade en forêt, d'écrire une belle lettre à la plume, de lire dans mon fauteuil au coin du feu, d'un jeu de rôle sur table puis grandeur nature avec mes cousins, d'un feu de camp en famille, de grincer devant les jeux demots de mon père, de marcher dans les cailloux parce que ça fait scrouich-scrouich, de grimper aux arbres, de parler jusquà deux ou trois heures du matin au manoir, de serrer un bébé dans mes bras, de partir en vacances dans une voiture qui fait bling-bling, d'une course au triple galop avec les filles du club...                                                                ...mais en fait envie de rien.



Peur... peur des gens, peur de tout ratter, peur d'avoir peur.

Une crise hier soir, une ce matin au réveil, une cet après midi.


Cette nuit... réveillée plusieurs fois par de grands sursauts.

[...]

Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai fini par céder. Mais les larmes n'ont pas coulé.

Image --> Les Dresden Dolls. Artistes complets, poétiques, violents, tendres, et tant d'autres...
Un exemple <3
  Deux comprendront la première moitié de cette image.

  Une comprendra la deuxième moitié.

  Takumi.
  De Trapnest.
  De Nana.
  Personnage imaginaire et imaginé de toutes pièces.

  Ce manga a un peu trop de similitudes avec la réalité.

Elle est là l'histoire. [...] Elle est étrangère à toute cette matière qui sort d'elle. Elle ne sait plus qui elle est. Elle est malade. Et quoi ? Vous en connaissez vous, des gens qui ne sont pas malades ? La maladie, c'est toute notre vie, et c'est tellement banal.

L'insatisfaction, c'est toute notre vie, et c'est tellement normal puisqu'il faut bien désirer quelque chose pour aller à la vie tous les matins du monde. Et ceux qui n'attendent plus rien sont des dépressifs, des malades, encore des malades.

Tous des tordus, tous en vie, tous à rire, à pleure, à bouffer, à baiser, à croire que leur vie n'est finalment pas la leur.
[...]
Et la joie de faire croire qu'on est en bonne santé.
Alors que pas du tout.

[Camille de Peretti, Thornytorinx]


N'allez pas croire que vous me connaissez. Mais surtout n'allez pas croire que je ne veux pas me révèler. Finalement, ceux qui me connaissent le mieux sont ceux qui ne me connaissent que par ce blog. Parce qu'au moins il me voient avec suffisement d'imprécision pour m'imaginer mieux que je ne me connais moi-même.

Voilà.
Tout recommence, c'est certain et définitif.

Pourtant, j'avais l'intention de profiter, la ferme intention de baiser si je le voulais, bosser pour obtenir une mention bien au bac, et devenir bien meilleure en percussions.
Apprendre le judo aussi.

Enfin je comptait profiter à fond de ma dernière année.

Une année de débauche s'il le faut, mais il me fallait vivre à fond.

Seulement la réalité sera toute autre. Au lieu de bonheur ne viennent que crises d'angoisses, cauchemars plus violents les uns que les autres, envie de se couper, de vomir, de ne plus manger, vertiges et visions.
Le jackpot. Tout ce à quoi j'avais droit avant mais en même temps et en pire.

Et merde. Moi qui voulait finir "clean". Un esprit sain dans un corps sain.

Finalment il n'y aura pas que la seringue dans le bras. Il y aura les plaies, les kilos en moins peut-être ou les anti dépresseurs. Parce si on m'en propose à nouveau cette fois je les accepte.

Je suis désolée. Mon cadavre sera moche, tant pis.

J'aurai bien droit à un peu d'égoïsme, après dix-huit ans à l'écoute des autres.
Dix huit ans à stocker tous vos problèmes sans vous parler des miens.
Pour une fois, ce sera à votre tour de subir. A chacun son tour.


C'était beau cet après midi.
Les percussions sont les plus beaux instruments du monde. Une musique envoûtante, parfois douce, parfois violente. Un univers différent.

C'était moche hier.
Trois heures et demie du matin, toujours pas de sommeil. Envie de vomir. Et ça faisait mal. Tête qui tourne. Sursaut quand enfin le sommeil me faisait sombrer.
Halucinations, terreurs.
Tête fracassée contre le mur.
Envie de reprendre les ciseaux.
Envie de vomir, même si ça provoque des crises d'angoisse.
Envie de cette violence qui déchire les bras, qui retourne l'estomac.
Qui enserre la tête dans un étau.

Qui serre, qui serre.
Et ça explose.

Et même les larmes ne coulent plus.

L'an prochain.

Courage, plus qu'un an.

Angoisse : et si je ne trouve pas de came ?

J'ai appris de nouveaux morceaux. C'était beau. J'ai joué du piano, j'ai fait résoner mon vibraphone, et fait swinguer ma batterie. Mon esprit dansait. Une pluie d'étincelles sur les cimbales, un coussin dans la grosse caisse, des toms qui résonnent, des notes sur le bout des doigts, des étoiles qui naissent sur le bout de mes baguettes pour s'éteindre dans la résonnance des lames en métal.

J'ai bien choisi mon instrument. Pas des touches, des lames. Les touches c'est pour le piano, pas pour les claviers de perc'.

Et je frappais, de plus en plus fort.
De plus en plus vite.

A l'inverse des battements de coeur. De plus en plus lourds, de plus en plus faibles.

Une boule dans la gorge qui grossit, grossit.

Plus jamais seule, plus jamais.
Jure le moi.

Une nouvelle année, une nouvelle espérance. Mais quelle conne !
Qu'est ce qu'il te reste sinon tes déceptions, des noeuds dans l'estomac, un bouchon dans les poumons, des yeux étanches, et du sang plus qu'il ne t'en faut ?

Je vais mourir.

Pas aujourd'hui.

*Survivre jusqu'à l'an prochain*

Je vais mourir.

Surtout pas maintenant. Pas sans le bac.

Je n'y arriverai pas.

Il le faut. Leur prouver que tu n'es pas la petite idiote qu'ils croient tous.

Je n'en peut plus. Tant pis pour le bac.

Sois forte. Il te reste des gens à écouter.

Je suis épuisée.

Allez, remue toi !

Non. Il n'y a personne. Je suis seule. Je suis trop vieille pour ça.

Chaque jour je suis plus faible, plus fatiguée. Par moments, je ne vois presque plus.
L'autre jour, j'ai perdu momentanément la vision de mon oeil gauche.
Je perds aussi la mémoire.
Je respire de plus en plus mal.
Je n'arrive parfois pas à tenir un objet dans ma main.

L'apparence d'une fille de dix sept ans, mais l'apparence seulement.
Pour le reste...

Alors ça vaut mieux. Un bon shoot, tellement bon que ce sera le seul.
Le dernier.

Patience.
Et après viendra le soulagement. La fin.

Enfin.

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