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Absurde-Idee.

On retrouvera le crayon.

le 10/11/2007 à 21h02

Hello ! I'm good for nothing... will you love me just the same ?

On fera comme si.
Candeur, rêve, poésie et nouveaux espoirs. Rire comme ça, pour rien, sur une chanson.  La musique comme excuse.
Un regard qui fait sourire, et en face, le sourire d'une amie qui a tout comprit.
Rire à nouveau de broutilles, croiser à nouveau ce regard en face comme quelqu'un qui regarde un enfant heureux.
Un peu de tension qui appaise.
Ce qu'il faut de taquinerie. Pouvoir sourire.
Ne pas voir passer le temps mais le prendre, l'avoir et le fixer pour toujours dans un coin de sa tête.

Et après nier en bloc.
Nier tout en sachant parfaitement que la vérité se lit dans vos yeux, on ne peut plus clairement.


Ca vaut mieux, comme ça on ne s'engage à rien. Profiter, encore et toujours de ces instants volés, rares, précieux. Ne pas se laisser avoir une fois de plus. Ne pas trop espérer, juste profiter jusqu'à ce que ça disparaisse. Ne pas espérer pour ne pas tomber de trop haut.


J'ai retrouvé mon joli crayon-gomme, il redessine à côté des vieux traits, en rafraîchi quelques uns. Pas forcément ceux qu'il faut, mauvais, mais ils ne jurent pas.
Tout se précise.



Il y a beaucoup de candeur dans mes phrases.
J'ai perdu beaucoup de la froideur d'Amphétamine...
Finalement c'est Luce qui aura eu le plus d'influence.
Elles me manquent beaucoup aussi.

Ce qui ne tient qu'à un fil.

le 07/11/2007 à 20h16

Je te quitte
Non !
A quoi est ce que je te sers ?
A me donner la réplique.



- Amphétamine ?
- Mmm ?
- Où on est ?
- Je ne sais pas.
- Qu'est ce que qu'on fiche ici ?
- Demande lui.
- Elle ne répond plus rien.
  [...]
  Qu'est ce qu'on fait ?
- Mais j'en sais rien ! Arrêtez de toujours compter sur moi !
- [...]

  On disparaitra cette fois ci ?
- Peut-être.
- Pourquoi est tu si sereine ?
- Je ne sais pas.
- [...]
- [...]
- Amphétamine ?
- Oui ?
- J'ai peur...
- [...]
  Moi aussi.



Je vous tire ma révérence.
Edit --> Deux jours qu'elles ne sont plus là.
Elles me manquent un peu en fait, ça fait vide.


Bribes

le 02/11/2007 à 21h26
Envie de retrouver mon crayon-gomme comme quand j'étais petite. Celui qui devait pouvoir m'effacer. On ne m'a jamais cru, on disait toujours :

"Mais non, ce n'est pas possible, un crayon qui rend invisible"

Les adultes n'y comprennnent rien. Je ne voulais pas devenir invisible mais m'effacer et mes redessiner quand j'en aurais envie.
[A tous les pseudo-psys, ce n'était pas pour me redessiner mieux -_-]


La seule poupée avec laquelle j'ai jamais joué s'appelait Coraline. Je le dis et reconfirme, elle s'appelait bien comme ça. Et là encore :

"Mais, ça n'existe pas ce prénom" ou encore "Tu es sûre que ce n'est pas "Caroline" ou "Coralie" ?"

Evidemment que j'en étais sûre... Tout autant que je sais qu'Amphétamine existe et que Luce s'appelle bien comme ça. Mais j'ai grandit. Je ne dis plus aux adultes qu'Amphétamine m'étouffe, que Luce me rend dingue. On me dirait que ça n'existe pas. Que c'est impossible.
Et si j'insistais, l'hôpital s'en chargerait. Je suis passée près d'ailleurs, j'ai su me taire à temps. Ils ont passé une semaine à m'apprivoiser et deux à me convoquer pour me voir ne pas desserer les dents.

Quand j'étais petite, j'aurais voulu pouvoir avoir un parapluie plus souvent les jours de vent. Ma mère les cachait parce que j'essayais de m'envoler avec. J'ai réussi sur quelques mètres une fois. Je n'ai plus eu le droit d'y retoucher depuis.
Aujourd'hui j'ai mon parapluie, mais je ne peux plus m'envoler, je suis trop lourde. Et pas seulement lourde de kilos.

Il ne faut jamais parler aux adultes. Ils cassent toujours tout, nous tailladent nos idées pour les faire entrer dans le moule de la société.

Dans mon cas ça a énormément saigné. Tellement qu'il en reste encore de belles traces, le sang ça tache. Ils m'ont taillé le cerveau mais ma mémoire se remet et part à la recherche de ce qui a été perdu grâce à ce sang. Elle retrouve son chemin, progressivement, avec en plus ce qu'elle a vécu. Et cette fois elle hurle par des mots sur un écran. Un peu d'anonymat, seulement les gens qui me connaissent très bien ou très peu.

J'ai peur de retrouver certaines choses par contre. Ces gens qui me regardaient fixement la nuit tombée, ces bruits de pas qui m'ont toujours forcée à dormir sous la couette pour ne pas les entendre.
J'ai déjà retrouvé cette sale habitude de me retourner sans arrêt, pour voir si je ne perds rien en route ou s'il n'y a personne derrière moi. Et celle de refermer plus durement ma bulle quand je sens une présence et que je ne vois personne.

.
.
.

Un garçon qui était amoureux de moi m'avait offert deux petits objets.
Une broche qui m'a toujours fascinée... Un masque vénitien justement. Avec un regar très dur, comme celui d'Amphétamine. Je ne la connaissais pas à cette époque, mais je sais que j'ai eu envie de devenir comme le masque. Austérité, élégance, froideur. Une bouche dure, des yeux glacée, une sensation d'incertitude et de malaise.
Et un pendentif, une clé de sol. Elle était un joli mystère pour moi. Sentiment d'ouverture vers un monde nouveau, mon univers de merveilles. Une vie, un sentiment de déception aussi. Mais toujours l'envie d'en découvrir plus. Je jouais avec, elle était la vraie clé, je l'actionnais pour de vrai pour l'ouvrir sur mon monde.

En fait j'étais déjà timbrée petite. Je me demande si mes parent le savent.

J'ai peur, très, très peur. Un énorme vide qui part de quelque part au niveau du coeur et remplit tout jusqu'à l'estomac. Une nausée systématique après avoir avalé le moindre aliment. Des tremblements incontrôlables et des vertiges. Des cauchemars. Mes jambes qui ne peuvent plus me porter. L'inpossibilité de me lever si je n'ai pas dormi au moins quinze heures.
Le mois de juillet me parait si loin...

J'en ai ras le bol d'avoir besoin d'écrire des pavés qui n'ont ni sens, ni intérêt. Je parle trop avec les mots, les lettres, jamais avec ma voix. Ras le bol des plans en trois parties -thèse-antithèse-foutaises avec le "j'vais dire ça" qu'on appelle introduction et le "j'ai dit ça" qu'on appelle conclusion avec bien sûr élargissement sinon ça n'a pas de sens. Elargissement tu parles -_- Y'a rien de plus fermé et stéréotypé qu'une dissert' de philo ou un dossier d'HIDA. Un moule de ferraille rouillée et intordable de sujets vus, revus, retraités encore et encore par des milliers d'élèves, tous les mêmes bien sûr.
 
Si je suis suffismenent chanceuse et "douée", je serai celle qui s'envoie bouler avec une mention bien au bac. Mes parent auront leur nom dans le journal, ils se demanderont pourquoi, et on aura droit aux même commentaires que pour les autres comme quoi on a tout pour être heureux et on ne veut pas vivre.
Le seul accès pas de folie de ma vie.

Ouais j'ai tout le superficiel du monde mais en plus, le vide. Enorme vide et personne pour me prendre dans ses bras.

Voilà.

Si mes nerfs ne craquent pas avant ça ira jusque là.

Sinon...

Tant pis.

On est tous des lâches alors pourquoi pas moi ?

Mais avant : Jam/boeuf avec C. Ca fait longtemps que je lui promet de venir groover ^^

'fin bon. Il parait que je sais bien manier les mots. Que je suis une magicienne. :$

Mon héros super-grooveur <3 xD
Quand ça va pas y'a toujours lui qui débarque et qui me fait rire :D



J'vais m'coucher moi, j'suis fatiguée... -_-


Distorsion.

le 30/10/2007 à 16h44


Half Jack, des Dresden Dolls.


A regarder en entier malgré le côté bizarre ou enfantin. Personnellement n'ai pas pu le voir jusqu'au bout la première fois... trop proche encore de ce que j'étais.

Aujourd'hui c'est différent, j'ai déjà accepté cette idée d'Amphétamine et de Luce, mon Jack et ma Jill en fait. Il parait que les schizophrènes ne se rendent pas compte de leur maladie, ça voudrait dire que je ne le suis pas vraiment ?
J'en sais rien à vrai dire... J'ai au moins l'aventage de connaître plutôt bien mes trois personnalités, et également les effets qu'elles peuvent avoir toutes les deux, bien qu'Amphétamine seule soit réellement dangereuse.

L'autre raison qui m'a empêché de voir le clip en entier, c'est la scène d'automutilation. A moitié montrée, à moitié suggérée. J'ai encore du mal avec ça aujourd'hui, mais ça va mieux puisque je peux en parler un peu.


Plus ça va, plus j'aime les Dolls, ils sont mon univers en fait : théâtre, provocation, poésie, musique, violence et douceur.


Je reviens sous la domination de Luce la plupart du temps [après un an sous celle d'Amphétamine]. C'est à dire trop fragile et plus ou moins agoraphobe, obligée de fermer souvent les yeux sous l'agressivité de la vision du monde extérieur. [C'est peut-être incompréhensible, mais ce sont les faits.] Luce n'est pas encore assez résistante.
Les vacances me font du bien. Je reste cloîtrée chez moi et ne vois personne ormis ma mère. Plus ça va, moins j'ai envie de sortir.

C'est Luce qui me rend associale, qui fait que j'ai si peur des gens... Pourtant je prend son apparence, j'agis comme elle le veut, je préfère devenir elle plutôt qu'Amphétamine.
Luce aussi est manipulatrice.

Ce clip est la presque exacte réplique de Luce, Amphétamine et moi, cela se confirme à chaque fois plus quand je le regarde et re-regarde.


It might destroy me
but i'd sacrifice my body
if it meant i'd get the jack part out

(see
jack
run...)


J'ai parfois envie de crier, chanter avec Amanda : "Run... Jack..."

"Cours Amphétamine"... enfuis toi avant que ma violence ne te détruise.

Tu ne m'as rien appris de plus mes lames...
Je te hais bien plus que je t'aime.


Rien à voir avec l'article... enfin presque. C'est la phrase qui m'a le plus marqué de J'irai cracher sur vos tombes, c'est tout. Enfin pas exactement. Il y en a une autre : On le pendit quand même, parce que c'était un noir.

'fin bon, parlons de Boris Vian. Un auteur formidable si vous voulez mon avis, pas toujours agréable à lire mais ce qu'il dit est tellement vrai, tellement juste qu'on lui pardonne tout.
Il touche droit et précisément au but, sous un tas de métaphores ou de sens figurés, certes, mais le message passe.
Curieusement, même dans des livres aussi violents que J'irai cracher sur vos tombes, la poésie est omniprésente. Pour moi elle saute aux yeux, pour d'autres, il faut la trouver.

J'aime en tout cas. Pare que je n'aime pas les auteurs gentils. Je préfère ceux qui vous retournent les entrailles et vous font avaler de gré ou de force les faits tels qu'ils sont. Surtout quand ils sont aussi hideux que la réalité.

Citations de L'arrache coeur :

« Je conteste [...] qu’une chose aussi inutile que la souffrance puisse donner des droits quels qu’ils soient, à qui que ce soit, sur quoi que ce soit. »

*

« On a tort de dire les yeux fermés, ferranta le maréchal. On n'a pas les yeux fermés parce qu'on met les paupières devant. Ils sont ouverts dessous. Si vous roulez un rocher dans une porte ouverte, elle n'est pas fermée pour cela ; et la fenêtre non plus d'ailleurs, parce que pour voir de loin c'est pas des yeux qu'on se sert, et, donc vous ne comprenez guère les choses. »

*

« On ne reste pas parce qu’on aime certaines personnes ; on s’en va parce qu’on en déteste d’autres. Il n’y a que le moche qui nous fasse agir. On est lâches. »

*

« L’or est inutile puisqu’il ne peut rien acheter avec. Donc, c’est la seule chose valable. Ça n'a pas de prix. »

Quand ça prend à la gorge...

le 26/10/2007 à 20h50
...ça étouffe. Jusqu'à la crise.

Besoin d'être là pour un Ange.
Mais comme un rêve d'enfant, 'vaut mieux posséder un crayon-gomme.
Mieux vaut s'effacer.

Ces chants qu'on apprend en musique. Ne vous fatiguez pas à compter, il y en a soixante pour le moment. Je complèterai au fur et à mesure =)


Ma liberté [Georges Moustaki]

Le déserteur, La tarentelle de la tarentule, La complainte du progrès, Fais moi mal Johnny, La java des bombes atomiques [Boris Vian]

Le soleil et la lune, L'âme des poètes, Le jardin extraordinaire [Charles Trenet]

Tous les cris, les S.O.S. [Balavoine]

S.O.S. d'un terrien en détresse, Un garçon pas comme les autres (Ziggy), Les uns contre les autres [Starmania]

Hijo de la luna [Mecano]

Hey Jude, Let it be [les Beatles]

Imagine, Yesterday, Michelle [John Lennon]

Puisque que tu pars [Goldman]

Les copains d'abord, Chanson pour l'auvergnat, La mauvaise herbe, Je me suis fait tout petit, Hécatombe, Le temps ne fait rien à l'affaire [Brassens]

Bruxelles, La tendresse, Les bourgeois, Quand on n'a que l'amour, Il nous faut regarder [Jacques Brel]

Aragon et Castille, T'as pas, t'as pas tout dit [Boby Lapointe]

L'Irlandaise, Prisonnier des nuages, Je suis sous, Une bouteille à la mer [Nougaro]

Mistrals gagnants [Renaud]

L'encre de tes yeux, Petite Marie, Je l'aime à mourir [Cabrel]

Somewhere only we know [Keane]

Everything I do [Bryan Adams]

Le bal des oiseaux, Bucéphale [Thomas Fersen]

J'ai demandé à la lune [Indochine]

L'amour brille sous les étoiles [Roi lion]

For me formidable [Aznavour]

Memory [Cats]

Other side of the world [Kt tunstall]

Tom Bombadilom, Un aviateur dans un ascenseur [Higelin]

Le coeur a sa mémoire, Guignol [Têtes Raides]

On ira tous au paradis [Polnareff]

Le tord-boyaux, La bête est revenue [Pierre Perret]

Il n'y a pas d'amour heureux [d'après un poème de Louis Aragon]

Poulailler's song [Alain Souchon]



Celles pour lesquelles je dis "amen" ^^
Celles que j'aime vraiment beaucoup
Celles qui ne passent pas ><

Signé : la tite flammme.

le 04/10/2007 à 19h58



Tes blessures sont mes larmes, elles coulent et je plonge dedans, elles me noient, me blessent profondément, et je ne m'en sors pas.
Elles me font mal, un mal profond, qui dans un élan me perce le coeur, et j'en meurs, pour quelques instants seulement.
Tout ceci parce que je t'aime.
Ne pleure pas, ne pleure plus. Je suis là, je serai toujours là pour toi.

Elle a écrit ce texte ce matin. Et s'il s'accorde pour elle, il me correspond tellement que j'en ai été profondément troublée. Tout est tellment véridique... même concernant deux situations différentes...

La chanson c'est Infection de D'espairsRay. Et puisque c'est la soirée citations, comme le dit NsL [et a raison], on dirait bien qu'Hizumi cherche à arracher sa voix au silence.


Note : dans la version initiale, la première phrase était : Mes blessures sont Tes larmes.

99 F

le 27/09/2007 à 21h52

Un petit extrait du film... ça rend beaucoup mieux en vrai, mais c'est le meilleur que j'ai trouvé pour l'instant.

En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.


Il est rare que j'aime un film autant qu'un livre... Pourtant, dans le cas de celui ci je me demande si je ne préfère pas le film. C'est le monde à l'envers ^^ Un film bourré d'images, d'idées, de sensations, le tout mixé et déballé en même temps, on ne sait pas où donner de la tête et on en ressort un peu fatigué.


Peut-être parce que certains souvenirs remontent aussi, je ne sais pas.

Au final, ce n'est pas un film dénonciateur de publicité. Enfin pas seulement. Déjà quand j'ai lu le livre [surtout le livre d'ailleurs], je n'ai pas relevé ça en priorité, mais plutôt l'indescriptible sensation de malaise qui vous prend à la gorge. Malaise d'une société toujours plus superficielle. Malaise, parce que tout est acier finalement, les gens ne s'aiment pas pour de vrai, les vraies valeurs ont été ouvbliées. Aujourd'hui tout va trop vite et on ne prend pas le temps pour ceux qu'on aime.

C'est ça que le film a le mieux rendu : la vitesse, le trop. Trop de production, trop de travail, trop de souffrances... Des tonnes de choses nous assaillent en même temps, je suis certaine de ne pas avoir tout saisi, mais en ayant lu le livre je n'ai pas eu besoin de suivre l'histoire et j'ai au moins pu me consacrer au reste.

Ce film m'a vraiment perturbée...

Une merveille <3

Coup de grâce ? Même pas.

le 23/09/2007 à 10h48


- Arrête de rire !
- Je ris si je veux. Je le sais que ça n'est pas drôle. Je t'avais prévenue.
- S'il te plait n'en rajoute pas.
- Je n'en avais pas l'intention. Je pense que la gifle d'hier t'a suffit. Soit dit en passant, il a été formidable de méchanceté. Même moi je n'aurais pas pu tenir de propos aussi blessants.
- ...
- Je sais que tu as mal...
- ...dégage !
- Pourquoi ne veux tu plus de moi ?
- Tu as tout fait rater !
- Tu sais bien que c'est faux.
- A moitié.
- "A moitié, à moitié"... Tu fais toujours les choses à moitié, tu es à moitié froide, tu te lances à moitié...
- ... par ta faute !
- Non. Maintenant tu dois être glaciale et ne plus y faillir. Ne te laisse approcher à aucun prix.
- Oui.
- Ne t'enferme plus dans une bulle mais un bloc d'acier. On ne doit plus pouvoir t'atteindre.
- Oui.
- Tu le feras ?
- ...
- Réponds !
- ...
- Lâche...
- Je sais.

Blessée jusqu'à l'os.
Enfin on me l'a dit franchement : je suis une lamentable ratée inintéressante.
Mais je tiendrai jusqu'en juillet.
Je le prouverai.

Arrache-moi le coeur.

le 16/09/2007 à 11h52

Arrache-moi les yeux
Que je ne puisse plus voir
Arrache-moi les mains
Que je ne puisse toucher
Arrache-moi les ongles
la douleur jusqu'au bout bout des doigts
Arrache-moi le cœur
Que je ne puisse plus avoir peur
Arrache-moi la tête
Que je ne puisse savoir
Arrache-moi les oreilles
Que je ne puisse t'entendre
Arrache-moi les...
La douleur jusqu'au bout de moi
Arrache-moi le cœur

Que je ne puisse plus avoir peur...

Article en consolidation.
Coeur en démolition ?



Une nuit sans dormir, une journée sans manger.

De longs bips réguliers hier. J'ai éclaté en sanglots sans même qu'une larme ne coule. Le sang a pris la relève.

Et puis... j'ai cru que cette crise d'angoisse là me tuerai. Je ne sais pas si j'aurais voulu.

La prochaine [fois] peut-être.



On rit beaucoup des métaphores à l'eau de rose. Pourtant le latin m'a bien ouvert les yeux. C'est une blessure, une flèche plantée droit là où ça fait le plus mal. Tant que l'archer est là pour venir vous soigner tout va bien...


Mais quand il a deux personnes à soigner ?

<3

Psychosômatique.

le 02/09/2007 à 02h30

Je ne savais pas que c'était possible. J'ai honte de le dire mais je suis de nouveau au bord de la crise d'angoisse.

Un Ange a frappé à ma porte. N'y voyez aucun jeu de mot avec une quelconque chanson.

Une de mes mains est glacée, l'autre brûlant ET glacée. Autour de ma tête un foulard, couleurs chaudes, celles que j'aime. Et mon immense poncho à l'indienne sur les épaules.

J'ai froid.

Je dors avec mon foulard autour du cou. Une présence, une association.

*Ricanement*
- C'que tu peux être stupide.
- Amphétamine, ta gueule -_-
- On ne peut pas dire que n'auras pas été prévenue.
- Je sais.
- Je te revois encore la dernière fois...
- Je sais.
- Et toi tu veux continuer ?
- Ca je ne sais pas.
- Non mais regarde toi un peu avec ta ridicule écharpe...
- ... c'est un foulard.
- ... besoin d'une présence laisse moi rire ! Tu éteins, rallumes, tu te relèves. On dirait un fantôme.
- Et le fantôme de quoi je vous prie ?
- Ne me provoques pas.
- [...]
- Tu sais comment ça finira.
- Pas cette fois.
- Cette fois comme les autres. Dois je te rappeler l'état de ta jambe ?
- Ca n'a rien à voir !
- Pas encore. L'espoir, mais qu'est ce que c'est au juste ?
- [...]
- Arrête tout pendant qu'il en est encore  temps.
- Jamais ! Cette fois tu ne m'en empêcheras pas !
- Tiens, j'vais m'gêner !
- Amphétamine tu deviens vulgaire.
   Je me battrai.

- Tu parles. Tu n'es même pas fichue de protéger Luce.
- Tues la si ça t'amuse, tu ne peux pas vivre sans elle.
- Tu peux toi peut-être ?
- Oui.
- Sans elle peut-être mais pas sans moi. Regarde toi un peu, tu recommences à frapper les murs ! Tu veux quoi ? Qu'ils t'avalent ?
- J'ai grandi, je sais qu'ils ne feront pas ça pour moi -_-
*Ricanement*
- Et arrête de rire !
- Tu ne vas pas en t'améliorant.
- [...]
- Tu es allée trop loin ce soir.
- Je sais.
- Ne recommence plus.
- J'essaierai.
- Ne dit pas ça. Tu ne le penses pas, hypocrite !
- C'est toi l'hypocrite. Ce n'est pas mon bien que tu veux.
- Quoi d'autre alors ?
- DEGAGE !
- Non.
- Je ne céderai pas.
- Alors, je te laisse dormir.
- Je ne dormirai pas, tu le sais très bien.
- Peut-être mais au moins ce n'est sur moi que tu rejetteras la faute. Comme ça tu comprendras qu'il n'y a que toi pour te faire du mal.

Me revoilà seule. Les bras désespérément vides.

[Un Ange blanc immaculé]

Je ne suis même pas noire. Ce serait trop beau. Il n'existe pas de couleur suffisemment laide.


Amphétamine avait raison. J'ai dormi trois heures entrecoupées de réveils. Je suis partie ce mation à sept heures pour cinquantes kilomètre de vélo. Mais si mes yeux me hurlent d'aller me coucher je ne suis toujours pas fatiguée. Amphétamine.


Pour mes amies [en vrai] --> Je ne tolèrerai aucune question.
Je ne répondrai pas aux demandes d'explications.

Touchée :$

le 25/08/2007 à 21h07

o_O

Elle a écrit ça pour moi


Derrière son masque déguisée,
Elle se sent en sécurité
.
Est elle triste ?
Sait elle ce qu'elle risque ?
Car si rien ne peut la blesser,
Personne ne peut la trouver.

Derrière son masque cachée,
Elle a l'esprit aux aguets.

Elle guette les agressions
Et reste sous pression.
Car même s'il ne se passe rien
C'est ainsi qu'elle est bien.

Derrière son masque épleurée,
Elle se sent seule et abandonnée.
Elle ne supporte plus ce masque
Et ses allures fantasques.
Mais elle le maintient sur sa tête
Car c'est tout ce qui lui reste.

nobody's listening


C'est étrange... une fille qui ne me connait même pas en vrai... depuis si peu de temps.

Au début il était léger le masques, à peine transparent. Pour Lui* je l'ai entièrement retiré, même s'il* n'avait pas besoin de ça. Je l'ai tellement regretté que je me suis juré de ne jamais recommencer. Une autre fois j'ai fait mine de le retirer, la douleur est revenue encore plus violente. Je ne recommencerai plus la même erreur.

Mon Epi arrive à me voir, même derrière. C'est bien la seule, et heureusement.

Le masque est de plus en plus épais et lourd à porter. Sa face intérieure est comme recouverte d'acides. Mais c'est plus supportable que rester sans...


J'aime les masques. Un masque a son caractère, mais les yeux vides. Un masque ça ne vit pas mais ça n'est pas mort. Un masque c'est l'oeuvre de celui qui l'a fait quand c'est seul.
Sinon, c'est celui qui le porte qui en fait son oeuvre.

Il lui suffit d'être mis pour s'animer. Il prend vie. Il devient ce qu'il doit être, il plie quelqu'un à sa volonté. Ce quelqu'un devient lui.

Et le quelqu'un n'est plus personne au moment ou il met le masque. Ou plutôt, il est tout le monde. Tout le monde sauf lui même. Et s'il possède plusieurs masques, il devient qui il veut. Il peut se faire posséder à loisir par plusieurs personnages. Et surtout, se cacher.

J'aime les masques.