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Absurde-Idee.

Fiat Lux ?

le 22/03/2009 à 19h43


Envie de choses futiles, s'habiller
coloré, digne des Hippies des années 70 plutôt que des "babas" révolutionnaires qui bloquent la fac, se croire en été alors que d'habitude on aime pas l'été. Envie de s'alonger dans l'herbe et oublier les alergies, seulement profiter parce que bientôt on aura finit l'année. Rentrer plus souvent pour respirer autre chose que la fumé qui sort des bus.

Envie de remettre des fleurs dans ses cheveux.

Comme un besoin vital de soleil, absorber la lumière comme quelqu'un qui ne l'a jamais vue.

Etrange pour quelqu'un qui préfère vivre la nuit...

Envolés, tous envolés.

le 22/03/2009 à 18h55

Chose étrange, j'ai parlé du théâtre à mes parents. Les personnages ont beau être de plus en plus présents, ils n'en demeurent pas moins des personnages. Ils peuvent aller voir, ce n'est plus moi. Bientôt Plume, peut-être et encore. Amphétamine s'est éloignée, Luce n'est qu'une illusion.

Et Gamine... Gamine, c'est fini. On l'a tuée pour de bon. Adieu la gosse, je t'ai jamais aimée de toutes façons. Reste avec tes peurs et des sales images, j'en veux plus.


Elle a un Amant la gosse.

Sais pas vraiment pourquoi j'ai écrit ça... Sans doute parce qu'au début ça m'a fait drôle...

Et pourtant, un mois plus tard elle est partie pour de bon, envolée. On se débarrasse des casseroles et on avance.


Avancer, il n'y a plus que ça qui compte, avancer mais pas seule.

Des moments magiques, tous.
Une journée ailleurs, un week end hors du monde, une semaine hors du temps. La vie en fait.

Aujourd'hui le manque me fait moins peur, sans doute parce qu'il a été remplacé par la confiance, il est toujours là, mais ridicule.

***

Je L'aime.

Ses yeux, ses lèvres, son cou, ses blagues et son rire, mon coeur qui fait le plus beaux des concerts de percussions. Ces moments passés contre lui, ceux ceux pendant lesquels on se regarde. Presque les mêmes gestes que d'habitude, mais avec Lui. On n'imagine pas plus belle différence.

Des journées magnifiques, des nuits plus jolies encore.
Le regarder dormir et réaliser qu'on l'aime bien plus que ce que l'on croyait. Savoir qu'on a de la chance. Se blottir contre lui et comprendre qu'il ne pourra jamais rien nous arriver tant qu'on reste dans ses bras.

C'est si simple l'amour, pas besoin de grandes déclarations ou d'effets théâtraux, il suffit de s'aimer.


Etre bien.

...

le 20/02/2009 à 14h37



Sincères condoléances... mais quand on y est qui oserait seulement proférer de telles paroles ? Un affront. Ces mots ont-ils encore un sens quand le vide est là ?


Ca aurait pu être ma mère. Elle a dix-huit ans et plus qu'un père. J'ai dix-huit ans et ma mère à moi est toujours là. et pourquoi ?


On saura jamais. la vie est injuste.



J'la connaissais à peine et pourtant je me souviens d'une femme enjouée, elle nous faisait rire.



C'est moche.



Et y'a strictement rien à dire.


 


J'ai gardé le sms, les larmes sont venues toutes seules alors que je m'y attendais pas.


J'me suis même pas rendu compte.

Stomp!

le 08/02/2009 à 00h47


J'ai enfin retrouvé la vidéo qui m'a fait découvrir the Stomps !

Et ils ont fait plus dingue en plus <3

Bientôt plus d'arlequins.

le 03/02/2009 à 15h54

 


Un week end hors du temps, comme si nous en avions sans limites, comme s'il y aurait toujours lui, ses yeux, ses bras, moi contre lui et ma tête contre son coeur.


Comme si tu faisais partie de la famille, elle avait raison Tite Soeur.



Aujourd'hui je suis dans la lune, je marche au hasard et je ne répond pas quand on me parle. On me croit fatiguée, on sourit, on est content pour moi. Mais le vide est là, j'ai l'impression d'être perdue complètement.



Pourtant j'ai des étoiles plein les yeux.


Cherche pas, elle est amoureuse.


Heureuse malgré tout ce qu'on peut dire.


Machine à rien.

le 16/01/2009 à 17h46

 

Comme une envie de recommencer... Des rêves bizarres, des gens courageux.

Franchir le pas est si facile… Comme une envie de sortir devant la face du monde.

Et l'orgueil de savoir que personne ne se doute du champ de bataille qui se cache sous votre manche.


***

Noir Désir - L'appartement

Mano Negra - Pas assez de toi

Eels - I need some sleep

Debout sur le zinc - La Déclaration


***

Des fois je me dis qu'en fait non c'est pas si difficle, c'est pas si long, qu'on peut tenir et que c'est joli tout ce qui m'arrive. Je me dis que Camille a raison, oui j'ai de la chance.


Et pas longtemps, peut-être quoi, une heure après ça recommence.

On a mal à en crever.

On se dit que c'est pas vrai.

On se dit que c'est pas possible.

On écoute les mauvaises langues.

On a peur.

Et on s'en veut.

 

Mise en bulle.

le 28/12/2008 à 21h51

Je l'aime - je l'aime - je l'aime - je l'aime - je l'aime - je l'aime - je l'aime - je l'aime.

Les mots sont bien trop légers pour décrire cette journée, je n'arrive pas à trouver les bons.

Alors j'attend les siens.

On m'a demandé un jour ce qui était les plus fort : aimer ou être amoureux ?
On aime ses amis, on n'en est pas amoureux pour autant.

Amoureuse :$

Ma jolie chose à moi <3

le 28/12/2008 à 21h47

Des jours et des jours que je me dis que oui je vais écrire et quand j'arrive devant l'écran, plus rien. Je voulais écrire un truc sur toi mon Epi, mais je sais même pas ce que ça donnera.

Des gens te déçoivent, la vie n'est plus la même. C'est vrai, est ce que c'est mal ?

Encore peur de décevoir les gens. Te décevoir toi serait beaucoup plus douloureux.
C'est dur d'être loin.
Souvent en classe, quand je me tourne vers mes voisins, je vois Pierre, ou Stéphanie, parfois Janna. Et toi, où tu es passée ?
Y'a plus de marges autres que les miennes pour accueillir mes pensées idiotes, dans mes marges y'a que les miennes de pensées, pas les tiennes ni les minutes qu'on comptait.
Et pourquoi on les a comptés d'ailleurs, on était bien finalement à s'ennuyer de la même chose.

Y'a plus ton air blasé de "quand est-ce qu'il finit ce cours, c'est long", y'a plus ton sourire le matin quand tu arrivais avec tes yeux pétillants de couleurs et ton énergie, y'a plus tes expressions bizarres ou tes blagounnettes.

J'aurais pas aimé la prépa, et pourtant, elles me donnent envie les deux hypokhâgne du foyer. Comme si j'aurais été mieux avec elles qu'en fac, tu parles. C'est pas avec elles que j'aurais été mieux.

Je m'y étais habituée à ta présence à mes côtés, à l'idée que je n'avais qu'à tourner la tête pour te sourire. J'aurais peut-être dut te le dire, te le montrer.

Qu'est ce que je croyais moi ? Qu'on resterait éternellement en terminale l'une près de l'autre ?

Bah non, maintenant le temps passe et je suis loin de tous ceux que j'aime.

***

Je me souviens de tout, de toi et moi dans un bus bondé qu'on ne prenait jamais ni l'une ni l'autre. C'est là qu'on s'est rencontrées en fait, alors qu'on se côtoyait depuis longtemps déjà. Je me souviens des TPE, qu'on ne se connaissait pas vraiment mais qu'on voulait bosser ensemble. Je me souviens de tellement de choses que j'arrive même plus à les écrire.

Y'a quelque chose qui m'échappe. De temps en temps je relis ce que tu m'as écrit sur mon carnet d'adresses, en Italie.

J'ai peur que tu m'oublies. Que tu te rendes comptes qu'en fait je te manque pas. Que tu te dise que j'ai changé.

J'ai pas changé, je pense toujours pareil, seulement je le dis.

Philo, TPE, chemin de la danse, musique, hitoiro, théâtre, pleurs, rires et plus encore.

Plus qu'une amie <3



La suite plus tard sans doute.

le 15/12/2008 à 17h49


Il l'a crevée la gosse.



LUCE - AMPHETAMINE


Fallait -il qu'elles s'aiment ces deux là ?



JULIUS - GAMINE


LA VIELLE



Un huis clos explosé, ils se haïssent à s'en arracher le sourire et pourtant, ils restent.

Everybody's someone else's freak..

le 10/11/2008 à 23h21


L’autre jour, dans ma chambre, j’ai retrouvé un morceau de rire. Douloureusement tranchant. J’ignore comment il a forcé la porte, moi qui me boucle toujours derrière, je crois qu’elle recommence à ne plus être étanche. Ma porte fuit.

J’ai ramassé le morceau.


Avant, il y avait un vide profond, puis la découverte de quelque chose dedans, une toile pour le masquer.

L’éclat du rire a arraché la toile noire, le silence.

Et derrière, le vide.


J’ai le vertige.

J’ai les mains pleines de sang.


Ca craint.

Titre : IamX, White Suburb Impressionism.


C'est MC Solaar qui l'a dit.

La nuit, les poupées ricanent, les enfants hurlent, les monstres tuent, les pantins se réarticulent -ils vivent-, les livres s'animent, les cutters reprennent leur fonction première, le monde se retourne et le rire résonne, de plus en plus fort. Le foyer se transforme en décors de film d'horreur. Et deux filles rêvent encore à plein de choses, c'est à se demander pourquoi.
Pas une journée sans ces douloureux élancement, ça va finir par un crevage d'yeux définitif histoire d'être tranquille.

Au moins dans un rire, dans une cri, dans l'horreur, il y a des émotions. Il se passe rien dans cette fac. Tous des robots vides de sens, ils décrochent pas un mot, seulement leur même litanie : on va en latin, on va en anglais, t'as fait tes exercices ?

Dites, quand est-ce que vous allez vous rendre compte qu'à une vie il faut s'y accrocher ? Vous n'êtes que des cadavres bons à travailler comme des ânes, je ne vous ai JAMAIS vu PENSER. Vous ne savez rien faire d'autre.
La vie il faut s'y accrocher comme un noyé sinon on atterri comme vous, entre deux, des légumes amorphes.

Trop d'énergie et rien à secouer, comme c'est frustrant.

Hanoch Levin, Les Femmes de Troie

le 11/10/2008 à 22h21



3 – J’ai pris du fard et du khôl,

le minimum pour qui veut se lancer dans le monde.

Les filles exercez-vous à marcher d’un pas chaloupé,

hanches lascives, seins dressés, regard charmeur.

Voilà vos armes.


[…]


2 – J’ai peur. Si c’est un rêve qu’il est terrible

ce rêve ! Jamais je n’en ai rêvé de semblable…


3 – Souris, allez, souris…

[…]

Fais bon accueil au messager, les voilà qui arrive

Comme un maquereau dans son bordel.

Allez, un petit sourire.

Ne pleure pas,

La situation est trop désespérée.

Garde tes larmes pour d’heureux évènements.


 

 

Un auteur qui sait parler de guerre sans tomber dans ce lourd cliché de vu et revu dont on nous bourre habituellment le crâne.

Nos plus belles années.

le 13/09/2008 à 11h34

L'emploi du temps il change tous les jours, et puis, on est cinq en licence lettres classiques première année, soit une augmentation considérable des effectifs.

On est bien à Besançon, les grandes librairies, le théâtre et le foyer. Je suis heureuse et j'oublie petit à petit le passé. Bien sûr il y a toujours les douleurs d'avant qui reviennent, quand je vois les bras de certaine [nan pas de s] ou quand je pense... mais non je pense pas, on oublie et puis voilà. Je fais la mamie sur le banc, hier jusqu'à une heure du mat' avec La copine de DMA parce qu'elle aussi elle du temps et que finalement on se ressemble pas mal même si j'ai une gueule un peu moins grande.

J'ai même pas pleuré une seule fois ça fait drôle. Je pleure plus maintenant c'est fini, je suis grande, je suis adulte, j'ai le statut d'étudiante. Le bac c'est qu'un lointain souvenir, un truc insignifiant et en être débarrassée me permet enfin d'avancer.

Une semaine. Une semaine et voilà que j'ai exploré un foyer, une fac, une ville que je n'avais jamais parcourue. Une semaine et j'ai rencontré vraiment huit personnes de plus, des gens qui valent le détour. Six jour en fait, et j'ai déjà déménagé, changé d'école, de vie. Rencotré une écrivain, parce non je ne me découragerai pas, elle m'a souhaité bonne chance, elle a parlé avec moi et maintenant je sais que le succès tombe pas tout cuit dans un bec qui n'est pas assez solide pour repartir à l'attaque après des tas de refus.

Un peu comme si la vie n'avait jamais existé avant.
Le doyen nous l'a bien dit Vous vivez les plus belles années de votre vie alors travaillez, travaillez pour pouvoir continuer vos études, continuer à sortir le soir, à vous cultiver, vous amuser.

Ils me manquent tous, mais il faut bien vivre un jour. Mais je veux les revoir. Ca c'est dur.

La fac c'est la jungle. Les emplois du temps ils changent tous les jours, les profs bougent leurs créneaux sans se soucier de personne, tout est écrit si petit et trop haut, je peux pas lire. C'est ça la sélection, soit on s'accroche, soit on est largué.
En une semaine on devient des vrais adultes, on se démerde de tout tous seuls, la transition est brutale, au moins elle est franche. Bah j'y arriverai, j'ai pas supporté toutes ces années pour abandonner, pas maintenant.
Oué, y'a trop de monde, ok, j'aime pas les gens, ça me dégoûte mais tant pis. Et puis les lettre classiques je les aime bien. ils sont gentils et et eux de toutes façons c'est pas la foule. Et y'a quand même les anciens du lycée qui restent, seulement ils deviennent les nouveaux de la fac, et c'est beaucoup mieux comme ça.


* * *

L’oeuf qui va chez le coiffeur, K. qui fait Dark Vador avec la chaise, les pros des pâtes, le bonhomme en sauce tomate qui vient de se prendre un pain, la girafe pour bébé qui est dure à broder, A-L qui veut apprendre le coréen pour son futur mari, « Liiiiiisbeeeth », mes baguettes qui me servent à rien, mon dico de grec qui est paaaaaaarfait dans son rôle de tapis de souris, mon portable pareil que celui de E et A-L, pas d’oreiller pendant une semaine [ça m’apprendra à penser à rien], ne plus avoir faim, les murs qui isolent que dalle, « - C’est quoi cette pâte à modeler ? – Oh, mes devoirs », mon nounours qui se sent seul, Harry Potter et Sartre, mon énorme classeur plein d’histoires dont je ne me souvenais plus, le mystérieux du fond qui est craquant mais qui est en médecine et que je pourrai jamais voir, mon robinet d’eau chaude et celui d’eau brûlante, le dessin de ma sœur sur le placard, mon bourriquet tout doux, la fac qui va commencer demain, et mon Epi, à quoi elle pense en ce moment ?, exploration du foyer, découverte d’un passage secret menant droit vers la cuisine, paris match, le latin qui attend, plus de bus, monter la rue sans mes sœurs et ma Sixt’, la sixième de la petite dernière, trouver des cours de rock, ma chambre elle sent comme l’HP, les amphis immenses, déjeuner chez Kri et Milie, rencontrer des écrivains peut-être, la voisine sympa qui écoute du piano, le mec qui explique et qui est bien mignon, les autres qui le sont encore plus, les repas du soir qui n’en finissent pas de rire, le soleil enfin, il fait super froid le matin, mon grand bureau noir, les demi-planches pour écrire dans les amphis, et mes sœurs, elles jouent à quoi ?, plus jamais de musique à l’école, presque plus d’art, mon nounours qui me tient chaud, A-L remonteuse de moral, « - Pourquoi vous êtes combien en lettres classiques cette année ? – J’sais, pas, une quinzaine peut-être… - Bah tu sais, l’an dernier, ils étaient deux… », les Dresden Dolls le soir, P. D. James, mes grosses clés qui font cllllock, le foyer c’est Poudlard, la librairie ruineuse d’argent de poche, « Vous avez gonflé les effectifs ! » [nous sommes cinq], « Rassurez vous, même en master on comprend toujours pas comment ça fonctionne », épuisement à cause de la foule, j’avance pas, fatigue, fatigue, badminton pieds nus à 9h le soir, « on va faire du poney ! », l’appartement de J, les moustiques, le concert privé, les discussions très tard le soir, chez nous on partage tout et même les maladies…


Et encore, c'est que le début.


Comme une moule à son rocher =P

le 03/09/2008 à 17h55

NON !

Je n'abandonnerai PAS mon blog !

Ici, c'est mon blog de toujours, de tout le temps, et il le restera. D'accord, j'ai un autre blog, d'accord l'autre blog à un but et pas celui là MAIS ce blog est le premier, celui dans lequel j'écris depuis trois ans un tiers [déjà ?]. Là dedans j'y ai tout mis, pas seulement l'essentiel de ce qui me tient à coeur, j'ai mis plus dans ce blog que dans n'importe laquelle de mes réalisations.
Y'a l'autre blog, okay. Mais l'autre quand je l'ai créé, je savais même pas si il durerait une semaine. D'accord, c'est bon, ça fait plus de six mois et il devient très, très important, mais c'est pas une raison. Je peux pas tout mettre là bas, là bas c'est seulement une histoire, des secrets, des coups de gueule sous la forme de contes pour les grands. Là bas c'est Amphétamine.

Ici c'est moi. Y'aura plein de catégories à part, d'autres avec des mots de passe. J'écris et je prépare des concours, tout ce qui aura été refusé à ces concours est par conséquent autorisé de publication. Attendez vous à ce qu'il en atterrisse ici donc.


Je suis étudiante maintenant, je ne viendrai plus aussi souvent. Mais je n'arrête pas d'écrire, je commence seulement au contraire.

J'entre au couvent samedi, si si, elles disent ça mes copines. En vrai c'est juste un foyer d'étudiants, y'a des bonnes soeurs, mais pas de religion pour celles qui n'en veulent pas. Je vais écrire, et jouer de la musique, me trouver des projets pour être une jeune fille normale, bien dans ma peau, entreprenante, me trouver un petit copain éventuellement, une jeune fille bien, qui voit ses amis et les appelle souvent, qui sort, une jeune fille rangée [et puis quoi encore ???].

Enfin voilà.

Aors, tant pis  si les skyblogs marchent mieux, si msn prime sur l'écriture, si il n'y a plus personne sur lexode qui vienne assez souvent pour me visiter et me laisser une trace de passage, si ça ne plait pas que je n'écrive qu'un article par éclipse de lune, tant pis.

Moi je continue à écrire, commentaires ou non, lecteurs ou non. Dommage, mais pas grave.
J'écris pour mes rares visteurs, c'est déjà pas mal. J'espère au moins leur faire plaisir.


Tu aimes ça mais...
Tu es dépendant.

Même si ce n'est pas profond, même si c'est sensé guérir vite.
Ca devient profond.
Cicatrices.
Pendant plusieurs mois.
Puis des années.
Certaines à vie.

Limité au début, démesuré par la suite, étendu, toujours plus.

Retrait des autres, dans la honte permanente, et ce même si tu es la personne la plus honnête qui aie jamais vécu.
Mensonge.
Tu recules quand tes amis te touchent : ils pourraient le voir, ils pourraient te faire [du] mal.
Perte de contrôle. Tu ne sais plus à quel point c'est grave puisque c'est si habituel.
Toute ta vie, tes pensées tournent autour de ça.
Te cacher.

Un jour ça va trop loin.
Panique.
Ca coule, peut-être que ça ne s'arrêtera pas.

Merde, alors, ça va se voir.

Tu trembles ?
Crise d'angoisse, terreur mais... il ne faut surtout pas le dire.
Tu ne peux le dire à personne.

Tu es seul.

Alors tu jures que tu arrêteras, que jamais tu n'iras aussi loin.
Puis tu recommences, pire encore.

Tu prends soin de toi.
Histoire de ne pas finir à l'hôpital.

Mieux tu y arrives et pire tu deviens.

Mensonge, à toi même.

Stress, invention, imagination.
Tes pansemments deviennent anodins et tu espères n'être entouré que de dupes.

En priant pour que quelqu'un s'en rende compte.
Quelqu'un dans le même état que toi.
Lui comprendrait.

Mais il ne faut pas rêver.

Tu es comme tout le monde, tu prépares de nouvelles garde robes.

Du long, toujours du long, des mitaines, des bracelets.

Tu vois les gens différemment, tu les examines à la recherche de signes.
Les bras lisses te semblent faire éclater ta honte au grand jour.

Tu ne peux pas sortir sans "quelque chose".
Et si'l n'y a rien, il y a tout, de la clé au stylo. Tu trouveras toujours.

Un jour d'été normal à la plage où à la piscine n'est qu'un lointain souvenir.

Démangeaisons.

De temps en temps tu craques. Tu te révoltes et tu sors à découvert.
Devant les yeux dégoûtés, les regards à la dérobée, tu oscilles entre le dégoût de toi et le dégoût des autres.
Puisque bien sûr ils sont intolérants.

Et pourtant... Tu ne t'es laissé aller qu'une seule fois. Et cette fois là, tu n'as pas entendu la petite voix derrière ta peau.
Celle qui disait :

Bienvenue chez les automutilés.

Une maladie dont on met longtemps à sortir, des années à guérir, de longs mois inteminables entre fierté et rechute.
Puis un jour on découvre l'absurdité de la chose. Un recul que l'on aimerait donner à tous ceux qui sont encore dedans parce que quoi qu'ils disent ils ne l'ont pas. Même convaincus qu'ils doivent guérir, il leur manque ce recul.
Un jour, alors qu'on se sent fort de guérir, on se rend compte qu'on reste de toutes façons proches de la rechute.

Alors on regardes les traces qui restent et on se dit que ce sera ça la rechute : vivre avec les cicatrices sans se plaindre.
On se dit que ce doit absolument être ça, à tout prix, et rien de plus.

La honte subsiste, l'ambiguité aussi. De temps en temps, on crève d'envie de crier sur les toits qu'on a gagné, qu'on vit toujours... et le lendemain on fait celui qui a tout oublié.


Inspiré d'un texte trouvé sur un forum.

La vraie Amphétamine désépère de voir le soleil révèler ses secrets les plus persistants.
Une barre sur le poignet, une ligne sur la cuisse.
Mais tout ça n'a aucune importance, réveille mon enfant, ce n'était jamais qu'un mauvais rêve.