Absurde-Idee.

Tu aimes ça mais...
Tu es dépendant.

Même si ce n'est pas profond, même si c'est sensé guérir vite.
Ca devient profond.
Cicatrices.
Pendant plusieurs mois.
Puis des années.
Certaines à vie.

Limité au début, démesuré par la suite, étendu, toujours plus.

Retrait des autres, dans la honte permanente, et ce même si tu es la personne la plus honnête qui aie jamais vécu.
Mensonge.
Tu recules quand tes amis te touchent : ils pourraient le voir, ils pourraient te faire [du] mal.
Perte de contrôle. Tu ne sais plus à quel point c'est grave puisque c'est si habituel.
Toute ta vie, tes pensées tournent autour de ça.
Te cacher.

Un jour ça va trop loin.
Panique.
Ca coule, peut-être que ça ne s'arrêtera pas.

Merde, alors, ça va se voir.

Tu trembles ?
Crise d'angoisse, terreur mais... il ne faut surtout pas le dire.
Tu ne peux le dire à personne.

Tu es seul.

Alors tu jures que tu arrêteras, que jamais tu n'iras aussi loin.
Puis tu recommences, pire encore.

Tu prends soin de toi.
Histoire de ne pas finir à l'hôpital.

Mieux tu y arrives et pire tu deviens.

Mensonge, à toi même.

Stress, invention, imagination.
Tes pansemments deviennent anodins et tu espères n'être entouré que de dupes.

En priant pour que quelqu'un s'en rende compte.
Quelqu'un dans le même état que toi.
Lui comprendrait.

Mais il ne faut pas rêver.

Tu es comme tout le monde, tu prépares de nouvelles garde robes.

Du long, toujours du long, des mitaines, des bracelets.

Tu vois les gens différemment, tu les examines à la recherche de signes.
Les bras lisses te semblent faire éclater ta honte au grand jour.

Tu ne peux pas sortir sans "quelque chose".
Et si'l n'y a rien, il y a tout, de la clé au stylo. Tu trouveras toujours.

Un jour d'été normal à la plage où à la piscine n'est qu'un lointain souvenir.

Démangeaisons.

De temps en temps tu craques. Tu te révoltes et tu sors à découvert.
Devant les yeux dégoûtés, les regards à la dérobée, tu oscilles entre le dégoût de toi et le dégoût des autres.
Puisque bien sûr ils sont intolérants.

Et pourtant... Tu ne t'es laissé aller qu'une seule fois. Et cette fois là, tu n'as pas entendu la petite voix derrière ta peau.
Celle qui disait :

Bienvenue chez les automutilés.

Une maladie dont on met longtemps à sortir, des années à guérir, de longs mois inteminables entre fierté et rechute.
Puis un jour on découvre l'absurdité de la chose. Un recul que l'on aimerait donner à tous ceux qui sont encore dedans parce que quoi qu'ils disent ils ne l'ont pas. Même convaincus qu'ils doivent guérir, il leur manque ce recul.
Un jour, alors qu'on se sent fort de guérir, on se rend compte qu'on reste de toutes façons proches de la rechute.

Alors on regardes les traces qui restent et on se dit que ce sera ça la rechute : vivre avec les cicatrices sans se plaindre.
On se dit que ce doit absolument être ça, à tout prix, et rien de plus.

La honte subsiste, l'ambiguité aussi. De temps en temps, on crève d'envie de crier sur les toits qu'on a gagné, qu'on vit toujours... et le lendemain on fait celui qui a tout oublié.


Inspiré d'un texte trouvé sur un forum.

La vraie Amphétamine désépère de voir le soleil révèler ses secrets les plus persistants.
Une barre sur le poignet, une ligne sur la cuisse.
Mais tout ça n'a aucune importance, réveille mon enfant, ce n'était jamais qu'un mauvais rêve.

Français --> 12, oral 17
Sciences --> 16
Maths --> 16
TPE -->19

Littérature --> 15 [ça a déçu la prof ^^']
Histoire-Géo --> 11 [bonne surprise, mais pourquoi j'ai eu une carte aussi :( ]
Allemand LV1 --> 11 [wow, comment j'ai fait ?]
Philo --> 10 [ouuuuuuuuuuuuuuuille ><]
Anglais LV2 --> 12 [moué]
Histoire de l'art --> 15, oral 16

Latin --> 13 [plantage quoi]
Musique --> 20 [heureuse]

Moyenne --> 14,02

En route pour Pariiiiiiiiiiiiiis ! <3

Pensées recueillies au fur et à mesure des mes micro-pauses des écrits.

Lundi

Il y a des gens qui s'amusent d'un rien tout de même... Il fallait la voir notre classe, tous plus tendus les uns que les autres à s'observer, devant leur philo : réussite ou... non ?
Et ce bip qui n'en finissait pas.. Du surveillant lui même qui jouait avec sa montre, ne se souciant guère de ces bacheliers qui ne savent s'il faut rire ou non de cette diversion...

Mardi

La table devient finalement familière. C'est important ça, quand les papiers ne sont plus les même de voir ses crayons, ses fluos et cartouches d'encre étalés autour de nous, ça créé comme un cocon sécurisant. Notre bordel. Ca appaise le coeur et c'est plus calme pour se fixer dans le reste.
Des rayons de soleil filtrent à travers la fenêtre.
Presque les vacances.

Article complété aux résultats sans doute.

J'ai un carnet dans lequel je note tout ce que je pense en vrac, au fur et à mesure que ça me vient. Libre style, libre pensée, pas de souci d'être comprise puisque que je me comprend. Pas de plans en trois parties. Juste des dates et des pensées qui défilent.


Gnossienne n°1, par Triste Sire

le 09/06/2008 à 18h06

Reprise du célèbre morceau de Satie par un groupe décidément agréable <3

Et oui c'est bien un homme =P

[Article à venir]

En vrac.

le 31/05/2008 à 22h21

Beaucoup de mes articles sont dans des catégories qui ne s'affichent que quand on clique dessus.

Pour les catégories protégées il suffit de me demander le mot de passe, je ne mords pas =P

Mon blog n'est pas à l'abandon, j'écris juste moins souvent, il faut croire que j'ai des périodes ^^

J'ai un nouveau blog depuis un moment, je ne l'avais peut-être pas dit. Pour ceux que ça intéresse, rendez-vous par là. J'ai créé un univers là bas, un théâtre sortit tout droit de mes pensées. Je ne pensais pas qu'il durerait longtemps au début mais il s'est imposé de lui même dans mon imagination et aujourd'hui il grandit mieux.
J'ai pas mal de projets.

PS -- Autoportrait dans les photos.

Parce que cette image reflète un peu ma honte d'aller à l'école, de me plier au bachotage, au bourrage de crâne qui fait que tout sera oublié au lendemain de nos résultats.

Boulimie de révisions, vivement les vacances qu'on puisse revomir toute cette merde.


Nous n'avons jamais appris aussi vite (pour rattraper le temps perdu cette année).

Nous n'avons jamais autant appris (parce qu'il faut bien finir le programme).

Nous n'avons jamais aussi peu appris.

Parce qu'en fait, on n'apprend rien. Parce que dans un mois on ne saura plus rien.


Rire-Toi-Ailleurs

le 28/05/2008 à 17h47

Ca y est, j'ai pris une décision radicale. Tu vois, j'en suis capable, alors pourquoi nos derniers jours n'ont été que disputes à mon sujet ?
Maintenant tu sais que je peux me montrer responsable.

Les déménageurs sont arrivés aujourd'hui. Je les ai regardé emporté toute la maison, objets après meubles, jusqu'au canapé. Le canapé je l'ai gardé même si tu l'aimais pas.

Je ne les ai pas laissé toucher à la chambre. En fait j'ai tout vendu pour ne plus me souvenir. Je ne veux pas oublier et je n'oublierai pas, mais je ne peux plus vivre dans des pièces où ton rire résonne tous les jours un peu plus haut.
Ca fait de la peine aux enfants. Mais bientôt ils auront droit à une nouvelle vie, sans leur maman.

J'espère que tu ne me poursuivras plus.
En fait je suis lâche, tu avais raison.

Ce que je n'oublierai jamais non plus, c'est ton rire. Surtout celui que j'ai entendu toutes les nuits dans la chambre. Pardon mais je détruirai ta coiffeuse, cette jolie coiffeuse devant laquelle tu passais tant de temps. Je ne peux pas prendre le risque qu'un autre entende.
Je ne supportais plus ton rire le soir quand je suis seul. Tu te moques de moi.

Tu sais ce que je crois ? Que toi, tu ne m'aimais pas. Tu me manques. J'aurais voulu que le camion te laisse le temps de m'aimer avant d'écraser ta voiture. J'aurais voulu que tu restes pour quelqu'un d'autre que tes enfants.

Mais tant pis. Tu n'as pas eu le temps d'attendre qu'ils grandissent pour partir, la vie s'est occupée de toi avant.
Et aujourd'hui, nous partons ailleurs.

Pas toi.

Défi lancé par Datenshi sur le manoir.
Il s'agissait d'écrire un texte d'après les tois mots du titre.

Absurdus esse...

le 08/05/2008 à 21h12

Aujourd'hui j'ai dix huit ans et je suis seule pour de bon. Ces deux derniers jours m'ont bien fait mal.
Hier encore plus. Se réveiller avec la cheville en feu et l'impression qu'elle a triplé de volume. Se rendre compte que c'est bien moins guéri qu'on ne le croyait. Envie d'envoyer valser son atelle. Se fait engueuler par sa mère parce qu'on n'a pas débarrassé la table sur laquelle on n'a même pas mangé. Se faire engueler parce qu'on sautille comme on peut avec un couteau à la main et que c'est dangereux. ne plus savoir ce qu'il faut faire. Ne pas manger. Ouvrir son dernier cadeau toute seule sans que personne ne se rende compte que vous êtes en train de pleurer de solitude.

Et aujourd'hui pas de fête heureusement, seulement une amie et une après midi qui défile à une vitesse folle.
Une soirée triste en fait.

Des gens qui pensent à vous le jour de votre âge adulte et puis plus rien le lendemain.

Ne pas pouvoir foncer droit devant soi en rollers.

Ne plus pouvoir fuir, rester clouée au sol par ce foutu tendon qui ne pouvait pas tenir une minute trente de plus, la fin du dernier match, alors que j'avais tenu une journée entière.

Des gens qui se croisent et puis qui oublient.
Et ça tout les jours, sauf un.

Le jour où vous vous rendez compte qu'en fait vous n'existez pas vraiment. Le jour qui fait douloureusment contraste avec les autres parce que vous savez que le lendemain vous n'existerez de nouveau plus.

Silence... I kill you 8D

le 12/04/2008 à 22h10


Ce type est génial :D

Le mot de la fin...

le 12/04/2008 à 22h10

Et voilà la troisième et dernière partie =)
Merde, mais à quoi ça sert d'arriver à avaler sans broncher son repas et même en faisant semblant d'apprécier si c'est pour se retrouver coincée dans sa gorge deux heures après ? La tête encastrée dans le lavabo, l'estomac comme une chaussette, tout sens dessus dessous et ce dégoût qui sort en restant quand même ?

Ca sert à marcher comme un zombie à cause des vertiges pour trouver les chiottes ? A se barrer en courrant parce que votre prof vous a vue, à lui claquer la porte au nez ?

A garder la face ? Même quand on se barre avant votre retour ? Même quand on n'est là que quand y'a pas d'autres filles pour graviter ? Même quand on fait semblant de vouloir réparer des torts, juste parce que ça casse un peu le confort ambiant ?

A chialer comme une imbécile sans pouvoir se retenir avec pour seule fierté celle de se dire que tout le monde s'en fout ?


Du soutien, tu parles. Tous plus faux les uns que les autres.
Pas d'exeption.
Y'en a pas un qui fasse bien semblant, même pas.



Menteurs, tous autant que vous êtes.

De toutes façons j'men fous, dans quelques jours je remet plus les pieds à l'école.
C'est la dernière fois que je m'impose comme ça, et puis ça m'a jamais réussi.

Même pas capables de me dire de me tirer quand ma présence est indésirable.
Au moins j'aurais fait chier tout le monde aujourd'hui, très bien. Pour un coup que c'est mon tour.

J'en peux plus de rêver avec ces fausses promesses jamais tenues.
Même pas le courage de dire qu'ils veulent pas.
J'en ai ras le bol d'être au second plan, celle qui vient après toutes les autres.
Je viendrai plus et ce sera réglé.

Et n'allez pas encore faire semblant que je vous manque.

Et bien sûr au cinéma la musique de Requiem for a Dream.
J'aurais dû me douter dès le début que c'était une mauvaise idée ce ciné.
Mais au moins la musique m'a remit les pieds sur terre.
Je vais vraiment me l'offrir cette overdose; y'a rien d'autre à faire.

Amusez vous bien.

Danger : cheveux.

le 08/03/2008 à 20h33
 

Peur qu'il dise combien ça a fait mal de rester enfermée là dedans.
Combien la honte d'être découverte dans cet état de faiblesse donne envie de s'envoler loin.
Oui l'oral s'est bien passé, merci.

Et pourtant...
Comme une envie de danser sur cette musique Irlandaise qui m'emporte loin.

[Non je ne parlerai pas de cette vidéo, elle se suffit à elle même. Comment ? C'est vrai, le rapport avec l'article n'est pas des plus frappants. Mais vous devez savoir depuis le temps que je ne suis pas toujours logique]


Une jeune fille qui virevolte de pirouettes en saluts, les cheveux dansant avec elle faute de quelqu'un à ses côtés, qui étend les bras dans ses tournoiements et qui pense que peut-être, un jour, ses sauts de plus en plus souples et ses foulards des bras aux épaules l'aideront à s'envoler.

Comme une envie de rouler loin devant soi, avec la musique comme témoin.

Elle est malade.

le 19/02/2008 à 20h14

Vous en connaissez beaucoup vous, des gens qui ne sont pas malades ?

Tellement classique....

Honte.
Envie de partir se cacher.
Envie de me terrer là on ne me trouvera pas.

- Mais puisque je te dis que je me sens bien !
- Et alors, qu'est ce que ça prouve ?
- Tout !
- Rien. Et pourquoi tu avais mis un pansement ?
- Je voulais pas que ça se voie.
- Encore Amphétamine n'est ce pas ?
- Oui.
- Vous avez de drôles de notions en ce qui concerne la décence...
- Non.
- Tu ne crois pas qu'en voyant un pansement aussi gros au poignet, les gens ne se doutent de rien ?
- Au moins ils ne voient pas ce qu'il y a en dessous. C'est la même chose pour les habits, tout le monde sait ce qu'il y a en dessous. Ca vous viendrait à l'esprit de ne plus en mettre pour cette raison ?
- Ce n'est pas pareil.
- Pourtant si.
- Ca ne s'est pas réouvert au moins.
- Non. Je m'en occuperai moi même.
- Arrête ça veux tu ?
- [...]
- Pourquoi tu fais ça ? Alors que tu te sens bien ?
- J'sais pas. Je dois pas être si bien que ça. Je te jure que je le fais pas exprès.
  J'ai honte Luce. J'ai peur que ça se sache trop, en même temps ça m'est égal.
- Pourquoi tu as besoin de ça ?
- [...]
- ?
- Peur de la solitude.

Un geste si naturel que c'est à se demander pourquoi on se cache. C'est comme si je m'enfermait dans ma bulle, un monde à part, on se sent invulnérable.

Et après on a honte. On n'est pas normal. On est sale. Moche.
On se dit qu'il doit y avoir une erreur quelque part et on a peur que nos amis nous tournent le dos, même si on se dit qu'ils auraient raison. On a mal en pensant qu'ils pourraient le faire.

On est seul. Y'a ceux qui disent qu'ils sont là, sur le coup on en pleurerait de joie et de soulagement mais on n'arrive pas à y croire vraiment. Impression d'être enfermée seule dans ma tête.
Ca cogne en vain de tous les côtés pour sortir. Elle a besoin de gens qui ne viennent pas. Et elle a peur.

*Panique*
Et si je restait enfermée là dedans ?

Un rêve horrible encore cette nuit. Il y avait des tas de couloirs minuscules, je rampais dedans. Un labyrinthe en cube, on y est enfermé pour de bon. Et je restais coincée entre deux croisements. Plus d'air, plus assez.

C'est pas la première fois ce rêve. Je m'enferme dans ce labyrinthe à chaque fois, quand je sais qu'on m'a vue et qu'il ne faut pas qu'on me trouve. Je déteste ce rêve.

Après tout, un compas c'est concret. Une peur pour de vrai, la moins folle de toutes.
J'ai bien peur de ne pas être la fille normale qu'on voudrait. Pourtant j'aimerais bien parfois, une vie toute simple.

Faut que je retrouve mon chemin.
C'est précis un compas, ça m'aidera peut-être.
En tout cas ça aide les marins.

Au moins je ne serai plus perdue là dedans.
Cette tête qui m'étouffe.

Ne me jugez pas trop vite, s'il vous plait.
C'est plus facile qu'on ne le croit.



Petit peuple, Démon des eaux.

le 18/02/2008 à 14h29








Dans les forêts, courent les rivières, dans les rivières vivent des démons.


J'ai pris modèle dans le livre de Brian Froud's : World of Faerie.
 [J'ai juste un peu changé le regard pour qu'il soit plus sympa.]




Cliquez dessus pour agrandir =)

Presque satisfaite de celui ci ^^




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